Le président de la République a fait part, lundi, à Diamniadio (ouest), de sa volonté de renforcer les modes de gouvernance des entreprises publiques stratégiques, dont les activités et les performances doivent, à son avis, faire l’objet d’‘’un contrôle rigoureux et permanent’’.
‘’Je demande au Premier ministre (…) de définir une liste précise d’entreprises publiques stratégiques, parmi lesquelles la Senelec, PETROSEN, la SAR, Air Sénégal, le FONSIS, le groupe La Poste ou encore le Port autonome de Dakar’’, a dit M. Faye en s’exprimant à l’ouverture de la conférence des administrateurs et managers publics.
Pour identifier les entreprises concernées, le chef du gouvernement sera assisté du ministre, secrétaire général de la présidence de la République, selon le chef de l’État.
‘’Leurs modes de gouvernance devront être renforcés, afin d’instaurer un contrôle rigoureux et permanent de leurs activités et de leurs performances’’, a-t-il ajouté.
Le chef de l’État affirme avoir demandé au chef du gouvernement de procéder à ‘’la réactivation du comité interministériel de suivi et de restructuration des entreprises en difficulté’’.
Ce comité ‘’aura pour tâche d’identifier les failles de gestion et de proposer des solutions pérennes’’, a dit M. Faye.
Le président de la République annonce ‘’une évaluation minutieuse’’ destinée à identifier certaines structures de l’État exerçant les mêmes fonctions. ‘’Le Premier ministre engagera également une évaluation minutieuse des agences d’exécution et structures analogues, dont certaines dupliquent les missions de l’administration centrale, tout en grevant le budget de l’État’’, a-t-il déclaré.
‘’Dans le même ordre d’idées, a poursuivi Bassirou Diomaye Faye, j’ai demandé que soit élaboré un cadre législatif encadrant les autorités administratives indépendantes.’’
Il soutient, concernant lesdites administratives, que ‘’leur action et leur mode de gestion ne peuvent plus échapper au contrôle de l’État central’’.
Des ‘’constats alarmants’’
Plusieurs personnalités, dont le Premier ministre, Ousmane Sonko, les autres membres du gouvernement, ainsi que des directeurs généraux, des administrateurs de sociétés nationales et d’entreprises du secteur parapublic, des fonctionnaires et des agents de l’État prennent part à la conférence des administrateurs et managers publics.
Cette rencontre se tient à la suite de ‘’constats (…) alarmants’’ faits par les autorités actuelles du pays, neuf mois après leur prise de fonctions, a dit M. Faye.
‘’D’abord, un État (…) dont les marges de manœuvre budgétaire et financière n’existent quasiment plus. Ensuite, une administration républicaine mais manquant de cohérence et figée dans des schémas dépassés, alors même que nos réalités socioéconomiques évoluent rapidement, marquées notamment par la transformation numérique et l’essor de l’intelligence artificielle’’, a signalé le président de la République.